Ça s’appelle perdre son latin :-)

Quand on le rappelle, on a presque envie d’en rire : l’effort déployé par le Saint Curé d’Ars pour apprendre son latin en vue d’être ordonné prêtre. Je viens de lire un article de Congar, où il rappelle que le Concile de Trente n’en était arrivé à poser cette condition de façon très sérieuse qu’à la suite de constats alarmants : un rapport au Concile de Latran en 1511 faisait remarquer que 2 % seulement des clercs et religieux comprenaient le latin des livres liturgiques dans lesquels ils célébraient cependant leur messe. « Il y en a, dit-on, qui ne peuvent pas dire ce qu’ils font dans ils disent la messe, qui, par conséquent, n’ont aucun respect pour ce saint mystère et qui mettent dans le tabernacle des bouts de cierges, de la bougie, de l’argent et des papiers avec les saintes hosties ». Il semble aussi qu’il y en avait qui récitaient le miserere à la place du canon. Et le clou – qui fait que je classe ce petit billet dans la catégorie humour – c’est cette petite histoire que rapporte Bernardin de Sienne : deux prêtres sont en désaccord sur les paroles qu’ils prononcent pour la consécration du pain. L’un dit Hoc est corpus meum ; l’autre veut qu’on dise Hoc est corpusso meusso(un patois qui ferait retourner Cicéron dans sa tombe:-). Est-ce sérieusement ou est-ce pour leur faire sentir la vanité de leur dispute, s’interroge Congar sur la réponse du troisième appelé pour dirimer le débat et qui aurait déclaré : « Moi, je dis simplement un Ave Maria ». Et pourquoi pas ?!? C’est juste pour rire bien sûr, quoique…
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